Les Fêtes à  souhaiter
Aujourd'hui 15 Dec.


Ninon,

16 Dec.

Adélaïde, Alice,

17 Dec.

Gaël(le), Judicaël, Tessa,

18 Dec.

Briac, Gatien,

19 Dec.

Urbain,

Les roses d'Antibes>La revue de Presse> Les roses françaises perdent leurs pétales

Les roses françaises perdent leurs pétales

Revue de presse - Les roses françaises perdent leurs pétales





Economie Matin
28/05/2006

ECONOMIE MATIN    -    PARUTION N° 66 Du 22 au 28 mai 2006

 

Fête des mères, 28 mai
Les roses françaises perdent leurs pétales

 

Combien çà coute ?

 

Le 28 mai, faites voir " la vie en roses " à vos mamans. Cette petite attention coûte, en moyenne, 2 à 5 € la fleur. Le prix fluctue selon la variété, la longueur de la tige, la boutique et… l'événement. A la Saint-Valentin, le prix d'une simple rose va atteindre 8 à 10 € ! Votre fleuriste se parfume ? Pas seulement. A Rungis, le 14 février, la botte de 10 roses rouges chez les grossistes s'est vendue 25 € contre 7,5 € actuellement… Que choisir pour sa maman ? Les vedettes sont la Miss Paris, l'Anna ou la Grand Prix. " Le choix de la rose dépend de l'acheteur. Le mari opte pour la passion du rouge, l'enfant pour la tendresse du rose " remarque Gilles Potier, maître fleuriste dans le 16è arrondissement de Paris. La rose, tradition française ? Même si Ronsard en fait l'apologie dans les Amours, votre rose garde de grandes chances de provenir des Pays-Bas. En mars, le marché de Rungis a reçu plus de 440 000 tiges de l'étranger dont la moitié directement de Hollande… Les autres producteurs sont la Colombie, l'Equateur, le Kenya ou encore Israël. En comparaison, seulement 117 000 tiges sont issues des serres françaises. " Les Pays-Bas produisent autant de roses que nous. Mais ce sont de très bons commerciaux. Ils achètent pour revendre ensuite sur les marchés français " explique Gilbert Constans, producteur dans le Var. Le marché français est donc en train de se faner. On estime aujourd'hui à 300 hectares la superficie totale des serres dédiée à la culture de roses, alors qu'elle s'étendait à 617 hectares en 1998. La balance commerciale reste largement déficitaire : en 2004, la France a importé 446 millions de tiges pour 110 millions d'euros. En revanche, la rose française s'exporte peu : 7 millions de tiges pour 2,4 millions d'euros récoltés. Comment l'expliquer ? Les techniques de production intensive, de conservation et de transport se sont améliorées à grande vitesse dans les pays en développement. La main d'œuvre coûte beaucoup moins cher en Equateur ou au Kenya. Une épine dans le pied difficile à retirer pour les producteurs français.